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Le blog de Mariam de Sainte Cécile

Histoire de Ronces et de Mûres.

23 Août 2015 , Rédigé par Mariam de Sainte Cécile Publié dans #Contes-Histoires-Faiéries

Histoire de  Ronces et de  Mûres.Histoire de  Ronces et de  Mûres.
Histoire de  Ronces et de  Mûres.Histoire de  Ronces et de  Mûres.

 

Mûres = Confiture ?... Oui mais ça se mérite !

Qui n’a pas râlé après ces satanées ronces ?

 À peine petites, elles vous font tomber, si on bute sur elles, au détour d’un sous bois. Au jardin ses racines n’en finissent pas de courir en profondeur, d’envahir  les plates bandes nettoyées. Elles se dressent en  haies infranchissables  pour nous obliger à les contourner. Elles s’agrippent de leurs petits  crochets et nous retiennent vigoureusement si pour une raison quelconque on vient à les côtoyer de trop près.

Mon amie Alida disait : dis leur bonjour, elles te lâcheront !

En faîte, elles nous arrêtent le temps d’attraper nôtre attention. Si on leur donne  volontiers avant de se débattre comme un bon diable… et bien… doucement, avec doigté, patience, porté  sur les mains hardies et bras entortillés de ces dames ronces on peut sortir de leurs épines  sans dommage.

Et voila, que je les ai laissé grandir, faute de bras forts pour les endiguer. Cette année elles sont grandes fortes et fructifient à qui mieux-mieux, ce qui m’a amené à  cette réflexion : un   parallèle entre plantes et humains chez certains sujets  impossibles à gérer, à un moment ou un autre il y du bon qui se donne !

Néanmoins avant de cueillir ces  pampilles noires et juteuses de sucre soleil… ça se mérite les  amis…  car elles vous marquent telles  zébrures d’indien sur le chemin de la guerre,… aie… aie…aie.

Votre jean est criblé de fils tirés, vos cuisses sont piquées comme saucisses à cuire. Pour couronner le tout, la partie découverte entre vos brodequins et le pantalon ressemble aux stries des  fils de fer barbelés.

Purée…  j’ai rendez vous avec mon ami quand ?  Ouf dans trois semaines, le temps juste pour faire disparaître les griffures.

Vous vous penchez et hop le seau vous échappe...génial. Elles veulent garder leurs rejetons les roncettes, en ramassant votre récolte tombée, maintenant vos cheveux sont emmêlés dans une branche plus hardie que les autres et alors vous  remarquez les grosses tiges pleines d’épines, sans fruits qui  sont toujours devant comme les gardiens du trésor.

Au bout de deux heures vous en avez un ou deux kilos.

Il faut alors les trier, juste un passage sous l’eau de la source puis  direct dans la bassine en cuivre, afin de  les faire éclater, à peine recouvrir d’eau. Je vous donne ma recette en prime pour les lectrices ou  lecteurs de mon histoire.

Apres 20 minutes c’est là, que commence votre première épreuve, écraser les pampilles.  Personnellement je les mixte dans la bassine puis je les presse dans un tamis très fin afin que pas un seul grain ne se retrouve en la gelée. Oui, vous en avez plein les mains, oui, ça tache.

Mais bon si tout va bien vous avez un bon litre voir deux de jus violet foncé, au choix faire la confiture de suite ou attendre une prochaine cueillette. Pour ma part après refroidissement frigo ou si trop d’attente en vue d’une autre récolte, je congèle.

Evidement personne que vous pour  nettoyer tous les ustensiles…  je vous le dis… ça se mérite la confiture de mûres !

Deuxième étape :

Un fond musical agréable, la bassine en cuivre qui revient sur le devant de la cuisinière, la cuillère en bois,  vous pesez votre jus, ajoutez  un pourcentage de sucre de canne bio ,compris entre 65 à 80 % du poids de jus selon vos goûts et vous voilà parti pour 30 mn de cuisson dès le premier bouillon.

2gr d’agar agar par kilo   pour la gélification  ,10 mn de cuisson et vous pouvez mettre en pots.

Ras bord S V P, pas de faux col et vous retournez les pots sur leur couvercle.

Une étiquette pour le néophyte qui veut tout savoir !

Après tout, vous pouvez aussi faire comme bon vous semble, ceci n’est qu’un décor pour vous dire : que lécher la bassine avec un doigt, ça ne se fait pas mais personne ne vous voit. Hop… oh que c’est bon… que c’est bon !

Petit retour à la cuillère dans le pot témoin pour vérifier la gélification.

Vooah, c’est à tomber ce goût de parfum de mûres qui reste en bouche, il s’incruste en fond de palais, réveille mes papilles et me fait penser au fromage de  chèvres des pâturages montagneux  que je croquais avec la  gelée de mûres. Une simplicité de goûter qui marche sur du velours ou bien un sorbet de glace à la vanille dégoulinante de jus de mûres. A moins que monsieur vous réveille avec café fumant et toasts grillés à point, finement beurrés et recouverts généreusement de gelée de mûres.

 Adorable le monsieur et la tartine !

J’ai fini mon histoire à vous de réaliser les idées que l’inspiration de ce texte vous a suggéré.

Mariam de Sainte Cécile 23 Août 2015

 

Histoire de  Ronces et de  Mûres.
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Missive.

19 Août 2015 , Rédigé par Mariam de Sainte Cécile Publié dans #Poésies-Textes Poétiques

 

 

Missive

Je t'écris ces quelques mots,

Avec un désir profond,

Tel un vieux  puits sans fond,

Où dors l'amour, sans falot.

Douce morsure de l'hiver,

Maintenant au cœur des bois,

Prisonnière, je pense à toi,

En ton parfum : vétiver.

Je confirai mon message

À l’aigle, par sa plume,

Trace de son passage,

Entre brouillard et brume.

Que revienne le printemps

Mésanges  et fleurs de lys

Tisser couronnes d'antan

Mémoire de nous,  jadis.

 

Mariam de Sainte Cécile19 Août 2015

 

Missive.
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La chanson de la pluie.

18 Août 2015 , Rédigé par Mariam de Sainte Cécile

La chanson de la pluie.

La chanson de la pluie

 

Plic, ploc, chante la pluie en chutant sur le sol, toutes les herbes folles sont autant de petits instruments de musiques qui résonnent avec elle. Les gouttes glissent le long des tiges en chuintant  comme pour raccorder d’autres notes musicales entre le plic et le ploc.

La pluie lustre d’un  vert brillant les romarins de l’allée qui s’ébouriffent  avec des splifs de goutteles d’eau comme une armée de harpistes jouant en sourdine.

Les ronces, perles noires de jais se rengorgent, en  gonflant  toutes leurs pampilles, elles jouent les clochettes  avec une légèreté tintinnabulantes pi pi pi tinne tinne !

Je contemple la pluie descendre en lignes   verticales, en rangs serrés, un simple rideau transparent sur la colline recouverte de châtaigniers verdoyants.

Leurs boges doivent sourire  à cette abondance de pur breuvage célestiel, une fois rassasié  le surplus glisse le long des branches et  des troncs  s’étalant sur l’humus feuillu de la saison passée   en grand  chsurffff sous les pattes des sangliers qui en profitent pour faire un brin de toilette  tout en grognant ce qui donne à notre orchestre diverses  basses  aux sonorités étouffées.

Non mais regardez moi cela , slipsssss ce sont les champignons qui se rajoutent au plic- ploc attirés par cette douce respiration mouillée, ils éclatent leur bulle gazeuse défripant leurs robes orangées avec la grâce des danseuses d’opéra !

 Mon regard erre sans but autre  que celui de se réjouir, il se pose sur les cimes décalées qui se chevauchent comme sur l’île de Moorea, devinant  dans les brumes éthérées, qui se déposent en leur sommet,   une multitude  d'écharpes soyeuses et mystérieuses.

Cet instant est parfait, derrière moi le chien s’étire en un bâillement d'aise  comme une trompette qui se rajoute pour un seul morceau, c’est le soliste qui épuisé par ce son, se rendors sur son pupitre.

Juste devant moi, le petit pêcher,  jailli d’un noyau jeté au hasard me dit : regarde moi.  J’ai  su trouver ma place et je donne dix neuf pêches sur mes frêles branches.  Les fruits virent au rouge .Espérance folle qui danse en ma tête, voua ho, des pèches de vignes,  septembre est  proche…   

Plic intensifie ploc… septembre ?... demain j’irai voir les ceps de muscat au fond du jardin. Une fleur rose saumonée solitaire est encore là sur les roses trémières.

Mes mains sont tachées de la réalisation du jus des mûres.

En bordure de foret, je vois depuis mon abri, les bogues des châtaignes, groupés par paquet…    cette année est généreuse…, elles seront belles. Elles sont trop loin, je ne les entends pas sur le rythme de la chanson de la pluie.

 Mes souvenirs ramènent une odeur de grillé, de feu de bois, ma pensée chemine vers des  gestes pour décortiquer et croquer les châtaignes.

J’entends des rires.

 Je sens des bras qui m’enserrent, la chaleur  proche d’un autre corps,

 la chaleur  d’un cœur, une voix qui murmure : c’est ça la vraie vie !

 Plic- ploc chante la pluie.

Mariam de sainte cécile

17 août 2015

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Réalité illusoire.

17 Août 2015 , Rédigé par Mariam de Sainte Cécile Publié dans #Channeling Messages

Réalité illusoire.

 

Tout n'est qu'illusion.


Nous sommes dans l'illusion de l'illusion .


Nous avons fait de nos pensées illusoires , notre réalité.


Une réalité illusoire, qui nous maintient dans ses rets.


Ou seul l'amour contient la clé qui nous en délivrera.


Là ou se trouve la force d'amour se trouve l acceptation de l'autre.


Mariam de sainte cécile


16 Août 2015

 

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Le Messager

10 Août 2015 , Rédigé par Mariam de Sainte Cécile Publié dans #Poésies-Textes Poétiques

Le messager

 

Je couché quelques mots
Cousus comme dentelle
Les confie à l'oiseau
En cadeau pour ma belle

 

Messager voles haut
Et va à tire d'ailes
Déposer ce cadeau
Au coucher du soleil

 

Sur l'arbre le plus haut
Siffle comme crécerelle
Fort comme madrigaux
L'une de mes ritournelles

 

Prends un peu de repos
Qu'elle caresse tes ailes
Et reviens-moi plus beau
Chargé du parfum d'elle

 

Pour Toi ! -Jeandid - le 10 août 2015 14h 18

Merci ...Oiseau Messager ,porte lui ce parfum de roses magiciennes! Mariam de Sainte Cécile.

Merci ...Oiseau Messager ,porte lui ce parfum de roses magiciennes! Mariam de Sainte Cécile.

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Le subtil et l'épais.

9 Août 2015 , Rédigé par Mariam de Sainte Cécile Publié dans #Articles et textes

Le subtil et l’épais se mélange afin de mieux se définir en leur différence.

Le subtil ne pouvant percevoir son éthérisation, sa légèreté, la pureté de son essence que lors qu’il touche sa base de matière dense.

Cette épaisseur le renvoi à lui - même dans un désir de s'élever plus haut.

En un premier temps, les pensées veulent séparer les éléments, ne concevant pas qu’ils sont issus de la même source tant leurs différences sont à l’opposé l’une de l’autre

.Ceci est justifié par la loi de dualité qui régit la planète terre.

Corps = épais.( Ame = le lien.) Esprit = subtil.

En deuxième temps la conscience éclaire et conçoit alors l’unité et le multiple dans sa gangue de matière, puis elle cherche à le déployer en tous possibles.

En troisième la lumière de la forme universelle d’amour coule dans le mot aimer.

Elle devient une énergie animée donc vivante !

Cette énergie génère la pulsion nécessaire à animer une communion et une fusion du subtil à l'épais, de l’esprit au corps en jouant avec toutes les sensibilités de l’âme.

La définition du sens du mot aimer se décline alors allant de ses formes les plus grossières aux formes extrêmement fines presque indéfinissables.

Un amour infini composé de particules lumière, de poussières d’étoiles, d’esprit source qui donne à « aimer » tout un autre sens !

Ce mot peut alors se décliner en une réunion d’autres mots qui se donnent la main ou la lettre en parfait accord : se donner, comprendre, fusionner, élever, s’unifier, régner.

Ce sens d’aimer, imprègne le subtil d’un être, il va se diffuser dans toutes ses épaisseurs animiques et corporelles.

Le corps devient alors d’une douceur infinie, un corps immortel en une jeunesse éternelle.

Il dégage alors ce parfum de roses à l’exemple de certains saints ou saintes, sages ou mystiques qui démontrent ainsi l’imprégnation du subtil en l’épais.

Mariam de Sainte Cécile 2 août 2015

Le subtil et l'épais.
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